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Journée internationale des droits des femmes

Il y a plus de cent ans, l’Autriche, l’Allemagne, le Danemark et la Suisse, ont célébrés, le 19 mars et pour la première fois  la Journée internationale de la femme. Trois ans plus tard, en 1914, le 8 mars est le jour choisi pour cette commémoration.

Depuis la Conférence de Beijing, des progrès ont été accomplis dans un certain nombre de domaines, dont les plus importants sont les suivants dans l’éducation. Toutefois, en même temps, les politiques et les législations fondées sur des considérations se sont attaquées aux inégalités et aux situations de discrimination à l’égard des femmes, aux progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Convention. D’un point de vue général, il existe un rythme irrégulier. Les moyennes internationales dissimulent également des différences entre les femmes en fonction de l’emplacement, la situation économique, l’origine ethnique, l’âge, le handicap et plusieurs autres facteurs.

Pourquoi reste-t-il tant de défis à relever ?

La prévalence de stéréotypes sexistes négatifs fondés sur des croyances et des attitudes sociétales qui affectent les femmes et les hommes et limitent leurs possibilités et leurs choix. Les hypothèses des stéréotypes sur les femmes dans le marché du travail conduisent à la ségrégation professionnelle et à l’exclusion sociale et dans plusieurs cas l’existence d’écarts salariaux fondés sur le sexe.

  • La participation limitée des hommes et des garçons limite les progrès vers l’égalité des sexes dans tous les domaines. Un soutien au changement social lorsque les hommes et les garçons sont impliqués, par exemple, dans les mesures visant à éliminer la violence à l’égard des femmes et à surmonter les stéréotypes.
  • Sous-représentation des femmes aux postes de décision dans tous les secteurs limite l’intégration d’une perspective sexospécifique dans les politiques et programmes publics. Par exemple, l’absence de femmes à des postes importants dans les processus de paix limite l’attention accordée à l’action de l dans les accords de paix.

La violence à l’égard des femmes est un obstacle au progrès dans de nombreux secteurs, notamment la santé, l’éducation et l’emploi. La violence sexuelle à l’école et sur le chemin de l’école, Par exemple, c’est un obstacle majeur à la participation des filles à l’éducation.

Les femmes continuent d’être responsables de la majeure partie du travail au  foyer domestiques. Ce partage inégal des responsabilités a des répercussions négatives sur leurs activités. Il limite leur participation à la vie publique. A l’avenir, les gouvernements devront s’attacher en priorité à relever les défis auxquels sont confrontées les femmes. Il ne suffit pas d’adopter des lois et des politiques, il faut les appliquer efficacement. Les mesures visant à assurer la réussite de la mise en œuvre comprennent la formation des fonctionnaires. La sensibilisation des femmes à leurs droits légaux et l’allocation de ressources aux groupes de femmes.

La part des budgets pour l’aide au développement devrait être augmentée, spécifiquement consacrés à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes. Le leadership et la volonté politiques sont essentiels pour susciter une action soutenue en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles, et pour faire progresser le développement, la paix, la sécurité et les droits humains. Ce n’est qu’à cette condition que les États seront en mesure de mener  le programme auquel ils se sont engagés il y a 24 ans à Beijing, d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et de répondre efficacement aux objectifs du Millénaire pour le développement.

De nombreux défis pour l’égalité des sexes et pour l’autonomisation des femmes

Très peu de progrès ont été réalisés dans la réduction des taux de mortalité maternelle. Chaque année, 536 000 femmes et filles meurent des suites de complications pendant la grossesse, l’accouchement ou après l’accouchement, la grande majorité dans les pays en développement. La plupart de ces  complications sont en grande partie évitables et traitables.

La violence à l’égard des femmes et des filles est une pandémie internationale, jusqu’à 70 % des femmes étant victimes de violence au cours de leur vie. Le problème reste universel, les femmes et les filles étant touchées par la violence dans toutes les régions et tous les pays. La participation pleine et entière des femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes, à des postes décisionnels clés continue de se heurter à de graves obstacles. Ces défis comprennent les stéréotypes négatifs sur le potentiel et le rôle de leadership des femmes, le manque d’engagement de la part des partis politiques et des dirigeants masculins, le financement et la formation inadéquats des femmes candidates et des fonctionnaires, et les processus de sélection discriminatoires dans tous les secteurs et à tous les niveaux.

L’accès des femmes au marché du travail et à un travail décent reste limité. Pour l’année 2008, on estimait que 52,6 % des femmes faisaient partie de la population active, comparativement à 77,5 % des hommes. Les femmes ont souvent, des bas salaires, un faible statut d’emploi et des emplois vulnérables, avec protection sociale, ou des droits fondamentaux limités ou totalement absents.

En Afrique, sur les 55 Etats qui composent le continent, seules 2 femmes sont élues présentes de leur pays. Les inégalités subsistent plus encore sur le plan politique. Moins de 5% chefs d’Etats ou des PDG des grandes entreprises sont des femmes.

L’importance de la femme dans la société

L’apport des femmes dans la construction de la paix et dans les secteurs politique, social et économique est non négligeable. L’égalité apparait ainsi comme la base sur laquelle repose le développement durable. Dès lors, il est nécessaire pour les Etats du monde, de préconiser des mesures qui puissent permettre la réduction du fossé existant entre l’homme et la femme.

 

Lorsque les femmes de tous les continents du monde, souvent divisées par les frontières nationales et par  la diversité différences ethniques, culturelles, linguistiques, politiques et économiques , se réunissent pour célébrer leur Journée, elles peuvent voir, si elles jettent un regard en arrière, qu’il s’agit d’une tradition représentant au moins 90 ans de lutte pour la justice, l’égalité,  la paix et le développement.

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