Personnes autistes : L’UNAPEI pour le retrait de la loi de Daniel Fasquelle
20 janvier 2012 // 17 commentairesNombre de visiteurs : 2124
Communiqué de presse : L’Unapei s’oppose à la proposition de loi de M. Daniel Fasquelle visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes.
« Interdire une forme d’accompagnement ne sert à rien et est clivant. Concentrons nos énergies à développer de façon urgente les méthodes qui ont prouvé leur efficacité. Si l’autisme est la grande cause 2012, c’est pour développer la recherche et permettre de répondre au mieux aux besoins des personnes autistes le plus précocement possible. Les personnes autistes et leurs familles ont besoin de compétences multiples pour répondre à leur problématique. Par ailleurs, en tant que Rapporteur au Conseil économique social et environnemental du projet d’avis sur « le coût économique et social de l’autisme en France », il est tout à fait prématuré d’en tirer quelconques conclusions.» s’insurge Christel Prado, Présidente de l’Unapei.
La polémique créée autour du documentaire « Le mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » réalisé par Sophie Robert a fait émerger de réels questionnements sur l’approche psychanalytique du traitement de l’autisme. L’Unapei, association de parents d’enfants handicapés mentaux, est pour une approche pluridisciplinaire. C’est aux familles qu’il revient de choisir le meilleur accompagnement pour leur enfant.
L’Unapei demande au député M. Daniel Fasquelle de retirer sa proposition de loi.
L’Unapei , Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis a été créée en 1960. Ll’Unapei est la première association française représentant et défendant les intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles. Les associations affiliées à l’Unapei agissent pour répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées mentales, favoriser leur insertion et leur permettre de vivre dignement avec et parmi les autres. L’Unapei est un mouvement national qui fédère près de 600 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons Blancs, Chrysalide, Envol…), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei).
L’Unapei en chiffres :
180 000 personnes handicapées accueillies
60 000 familles adhérentes des associations affiliées
3 000 établissements et services spécialisés
75 000 professionnels employés dans les associations et les établissements
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Bonjour je suis maman d’une petite fille autiste âgée de 9 ans. Depuis ses 2 1/2 ans je me bats pour sa scolarisation et les conditions dans lesquelles on l’accueille. Je tiens à dire que l’hôpital de m’a jamais rien proposé et que le psychologue d’une CMP que j’ai pu rencontrer au tout début n’apportait absolument rien comme solution sauf peut-être m’analysée en tant que mère. Je trouve assez insupportable que l’UNAPEI se positionne plus près des psychiatres-psychanalystes que du côté des psychologues comportementalistes. Ma fille de 9 ans n’en serait pas là si elle n’avait pas bénéficié d’une prise en charge adaptée soit ABA et aujourd’hui TEACCH. Malheureusement cette prise en charge totalement à ma charge n’est pas suffisante en matière d’heure. C’est une petite fille autiste typique donc ni de haut niveau ni asperger, mais Clara aujourd’hui est en CLISS elle sera lire d’ici le mois de juin, dénombre, prend les transports en commun …. Je suis en qualité de parent pour la loi de Monsieur Fasquelle que je remercie vivement. Par ailleurs il a été dénoncé auprès de l’UNAPEI des plaintes concernant des IME, l’UNAPEI n’a jamais répondu à ces parents, A Méditer !!!!!!
Il est tout simplement inadmissible que l’UNAPEI se positionne de cette manière.
Il est du devoir de l’UNAPEI de soutenir les parents d’enfants autistes et nous savons tous que la psychanalyse n’a pas sa place dans la prise en charge. Dire l’inverse reviendrai à contredire la HAS.
Est ce que l’UNAPEI tente de faire ????? Sous quel couvert ???
On se demande si il n’y a pas des intérêts et lbbying là dedans, c est très très triste de lire cela.
En tant que parent, je soutiens M.Fasquelle chaleureusement de cette proposition de loi.
Il est temps de changer l’affectation de l’argent de la collectivité : arrêtons de privilégier la psychanalyse inutile pour les autistes.
La collusion entre associations de parents et institutions médicales est flagrante. Difficile d’être juge et partie.
La lecture du rapport de Valérie Létard sur les blocages rencontrés sur certains points du plan autisme 2008-2010 est également riche d’enseignement sur le travail restant à faire pour faire avancer les choses au bénéfice des personnes avec autisme : leur insertion la meilleure possible dans la société devrait être le seul objectif des professionnels !
Le parti politique n’importe peu quand il s’agit de faire avancer les choses et les mentalités et surtout d’arrêter des méthodes inefficaces et honteux.
Rappelons qu’il a y a des pratiques psychanalytiques dénoncées par l’ensemble de la communauté scientifique internationale dans l’autisme = le packing assimilable à de la torture. La France l’un des seuls Etats à accepter ces pratiques dénoncées par la communauté scientifique internationale.
Alors OUI pour arrêter ses psychanalyses obsolètes !
J’ai bien l’impression que l’UNAPEI est a côté du sujet et c’est décevant…
Je suis membre au conseil d’administration de l’APEI sud de l’Aisne, je ne suis pas d’accord avec la présidente de l’UNAPEI,car il n’y a pas de choix
de prise en charge il n’y a que du bricolage dans les IME il nous manque 5
places dans notre section dont le personnel qui va avec.On met les enfants
à mi temps pour pallier les manques. Le seul choix pour les familles se n’est pas la prise en charge c’est la Belgique.
cordialement
Sylvain
Je respecte Madame Prado notre Présidente mais je ne suis pas d’accord avec cette prise de position par rapport au projet de loi Fasquelle que je soutiens ainsi que mon mari.
Quand on sait les dégâts provoqués chez notre fils autiste pendant 10 ans puisque nous n’avions pas le choix de la prise en charge à l’époque, je suis scandalisée. Comment peux t-on soutenir ces personnes sachant le mal qu’elles ont pu nous faire et nous ne sommes pas les seuls, et que dire de la culpabilité que l’on nous a infligé pendant ces années. Ne pas confondre le handicap mental et la maladie mentale.
Les méthodes éducatives donnent des résultats extraordinaires, alors s’il vous plait arrêtez avec la psyk. Je suis étonnée et déçue de la prise de position de l’unapei. Je ne fais pas de politique mais en tant que parent il me semble que je suis libre encore de dire ce que je pense.En plus année de « grande cause nationale 2012″ c’est incompréhensible. Il faufrait surtout que l’on nous donne plus de personnel dans les Foyers pour autistes. Comment est-il possible de laisser 2 personnes(dans la majorité des cas non formés) pour s’occuper de 8 ou 9 jeunes adultes autistes. Alors que l’on ne vienne pas nous dire que nous avons de la chance qu’IL soit pris en charge.C’est ça dont nos enfants ont besoin, pas de psyk.
Le positionnement de l’UNAPEI est important et courageux.
Il parait utile de dépassionner le débat autant que possible, dans l’interet des enfants ou adultes diagnostiqués autistes et de leurs familles dont on connait mal le parcours difficile.
Il serait intéressant si ce n’est déjà fait de donner accès ( par ex comme le font les centres ressource autisme) à une information documentée et sans parti pris, autant que faire se peut.Je ne pense pas que le film » le mur » en soit un bon exemple!
Je me questionne sur les conséquences psychiques de la culpabilité des parents et de leur cotoiement d’un enfant autiste avec ce que cela comporte comme sentiment de rejet etc.S’il n’y a pas de tiers cela va vers l’identification en miroir- comme disent les psychanalystes!J’aimerais savoir s’il y a des écrits sur cette question, « les modifications psychiques des parents d’enfants autistes », il me semble que cela va pour certains au-delà de la dépression.
Merci de votre attention.
C’est étrange qu’une loi se prononce sur l’exclusion d’une approche particulière, ici la psychanalyse… moi je redoute qu’on se serve de l’autisme, et de certains parents peu informés, voire manipulés, pour attaquer la psychiatrie, et non pas la psychanalyse. Il est faux de dire que le packing, par exemple, est une torture. Il s’agit d’un traitement qu’on propose à des autistes qu’aucun médicament n’apaise, pour le résumer rapidement… mais on préfère visiblement exciter les gens les uns contre les autres. Les échanges ici sont caricaturaux et injurieux… le vrai scandale pour moi, si il y en avait un : c’est le désengagement éducatif de certains parents qui après se tournent vers les pouvoirs publics pour leur demander encore de faire quelque chose pour eux, et qu’ils sont incapables de faire chez eux. Oui, il est difficile, très difficile d’éduquer un enfant avec autisme… mais sans une vraie collaboration, on ne peut rien faire. Que les parents reviennent dans les associations qui oeuvrent véritablement pour ces enfants depuis plus de 50 ans, comme l’UNAPEI par exemple et s’engagent dans un débat constructif, et non pas destructif de la psychiatrie et du médico social. La prise en charge de l’autisme a avancé en France… ceux qui maintiennent le contraire sont incapables de voir la réalité en face et préfère répéter un discours tout fait… s’il y a un lobby dans cette histoire, il me paraît bien plus fort chez certains représentants associatifs qui cultivent un discours extrémistes…
Maman d’un enfant Autiste, bataille tous les jours avec l’administration, scolarisation, liberté, etc…..,Je remercie sincèrement Monsieur FASQUELLE pour cette proposition de loi, pour changer la mentalité et changer les choses:
Car souvent les parents sont coincés à cause de Psyk partout :
Exemple : pas de dossier traiter à la MDPH,ou AVS, ou aide financière si le certificat médical ne vient pas de Psyk, pas de consultation CRA s’il n’y a pas de lettre de Psyk, pas de CLIS ted ou CLIS si l’enfant n’a pas de réf psyk. Au niveau de la MDPH surtout, on convoque les parents pour proposer l’IME(souvent) et si on accepte pas on supprime l’aide financière, on supprime le frais de transport.
Peut être l’UNAPEI a des intérêts à protéger ?
Madame Monsieur, le rédacteur de Mondial Infos s’est permis de publier ce communiqué car le sujet nous a paru très sensible. Mondial-Infos ne prend pas partie mais informe. Nous espérons simplement qu’il servira des échanges constructifs et ne nuira pas à la cause difficile et courageuse de ceux et celles qui vivent et oeuvrent pour les enfants autistes.
Pour répondre à Claire, L’UNAPEI, ici mise en cause, n’a que les intérêts des enfants à protéger. Quant aux dossiers de la MDPH, ils sont aussi examinés par des représentants des parents, élu directement par des parents. Et pour répondre à Pierre, il est des débats qui sont biaisés et ne peuvent déboucher que sur des prises de bec. Alors tant pis, on assume… On passage, pour l’obtention d’une AVS c’est l’équipe de suivi de scolarisation qui se prononce (ESS), à laquelle les parents assistent de plein droit. Mais il faut croire que tout ce pour quoi on se bat depuis des années est à jeter aux orties… Est-il besoin de préciser que moi aussi j’ai élevé un enfant autiste ? Oui, j’aimerais que les échanges soient constructifs… mais là je ne vois pas sur quoi ça peut déboucher.
http://sw1ngc.wordpress.com/2011/09/20/exclusivite-liste-des-politiques-corrompus-par-les-lobbys-pharmaceutiques/
Ceci est un fait :
Daniel FASQUELLE député Pas-de-Calais et UMP, figure clairement sur la liste des élus financés par les lobbys pharmaceutiques.
Ce fait n’est pas anodin.
Que la position de Monsieur Fasquelle soit aussi celle de parents et de professionnels concernés par l’autisme, c’est un fait.
Il vaudrait mieux que ces faits n’excluent pas la préoccupation de penser le lien entre :
- le fait de la proposition de loi visant à interdire etc.
- et le fait de la collusion d’intérêt de son auteur avec les affaires financières bio-médico-pharmaceutiques.
Lorsqu’on est pris dans la tourmente de l’autisme, si la difficulté de voir la portée de ce lien est compréhensible, il n’en demeure pas moins qu’il est également compréhensible que citoyens et Institutions se préoccupent de raison gardée, pour ce qui est de légiférer.
Une loi concerne une société dans son ensemble, et n’est pas isolée de l’ensemble législatif.
Heureusement que ce qui serait une interdiction de la psychanalyse n’est pas intriquée avec l’obligation de recourir à tel ou tel boîte à outils.
Parce qu’un jour, alors, des parents se verraient assignés au Tribunal, sous le chef d’accusation de mal traitance de leur enfant, pour avoir, d’une part, parlé à un psychanalyste, et d’autre part, pour n’avoir pas suivi les préconisations des méthodes qui seraient à ce moment-là la norme en vigueur.
Pour ce qui est de l’opposition à ce projet de loi, il ne faudrait pas confondre, soutient/défense de la psychanalyse (quoi qu’on en pense), et qu’est-ce que cela signifie de commettre une telle législation. En ce sens, l’Unapei fait oeuvre de salut publique, à mon sens, elle assume une position honorable, pour ce qui est de l’ensemble de notre société, et y compris « pour ce qui est l’autisme ».
Il est dommage, et frappant, et compréhensible aussi, dans le contexte sociétal et historique qui est le nôtre, que des parents éprouvent un sentiment de trahison, cependant, il est toujours possible de concevoir qu’un peu de recul sur les tenants et les aboutissants d’une position et d’un projet de loi, apporte une meilleur compréhension de ce qui se passe.
Je ne comprends pas la polémique sur la position de l’Unapei. L’association ne dit pas que l’approche psychanalytique est la bonne. Elle dit que légiférer sur cette question est absurde et peut potentiellement aller à l’encontre des choix des familles comme des besoins de certains enfants. Tous les psy ne sont pas restés à la scandaleuse et fasse approche Bettelheim et aux mamans crocodile quand même !
L’Unapei prône donc le libre choix et un travail de fond pour que les méthodes éducatives qui fonctionnent soient enfin reconnues. Bref, à mon sens tout le contraire de ce que certains commentaires laissent à penser. Et parler de collusion ou clientélisme me semble vraiment déplacé. Renseignez vous un peu sur ce qu’est cette association et vous verrez que ceux qui gèrent des établissements sont des parents directement concernés par le handicap, dont l’autisme. Alors, pensez vous vraiment qu’ils agissent avant tout pour les intérêts des structures ?
si ce type de débats persiste,peu à espérer d’Autisme grande cause nationale.il vaudrait mieux se battre pour du concret:faire vivre les autistes dans la cité, dans des structures adaptées, avec l’accompagnement qualifié indispensable. Celà existe en Suède, en Israel,au Canada…Il faudrait aussi essayer de savoir ou sont les autistes adultes, combien sont-ils, quel est leur sort, comment les aider… Quant aux vieillards autistes…
Laissez les querelles de choix thérapeutiques, battons nous pour du concret, moyens humains et matériels, c’est le moment! la présidentielle et les élections qui suivront…Quant à attaquer Mme Prado, les bras m’en tombent!
Responsable d’une association prenant en charge les personnes atteintes de troubles du spectre autistique, parent d’un adulte atteint d’autisme sévère.
Je suis sidéré des réactions en faveur de l’UNAPEI. Depuis 50 ans, qu’ont ils fait pour la prise en charge des personnes TSA: rien! ( à l’exception près de certaines sections locales encore dirigées par des parents). Mais l’autisme n’est pas une maladie mentale, et les personnes autistes n’ont rien à faire à l’UNAPEI. Oui, mais ça rapporte!
Décidément, Robert, vous ne devez pas savoir ce qu’est l’UNAPEI, à moins que votre commentaire soit « idéologique ». Les personnes accompagnées dans les établissements ne sont pas handicapées psychiques (maladie mentale) mais handicapées mentales. Et, à ma connaissance les associations membres de l’UNAPEI qui sont toutes animées par des parents bénévoles sont aussi celles qui gèrent le plus d’établissements qui accueillent les personnes autistes en France. « Ca rapporte », c’est plutôt ce genre de suspicion gratuite qui me semble sidérante. Vous voulez dire que les parents comme vous font du chiffre d’affaire ou du business avec leurs enfants ?. Mon propos n’est pas de défendre telle ou telle association, mais que ce genre de débat soit objectif.
non, je ne pense pas que des parents d’enfants handicapés profitent mais ces parents ne sont pas forcemment parents d’enfant autiste et donc ne connaissent rien à l’autisme, d’ailleurs comme beaucoup de personne et donc ca permet de continuer à pratiquer la psychanalyse dans les sections autistes. Aujourd’hui, les établissements parlent d’approche plurisisciplinaire pour continuer la psychanalyse, les parents de ces établissements de l’aisne (pas seulement ceux géré par l’apei) n’ont aucune info sur ce que font leurs enfants ce qui n’est pas envisageable quand on connait la problématique de l’autisme