Redémarrage prudent pour les Bourses mondiales après un vent de panique


Les bourses européennes semblent redémarrer prudemment en ce début de semaine. (L’équipe Mondial Infos)

Un homme d'affaires à Tokyo le 8 février 2010. © AFP Yoshikazu Tsuno

PARIS (AFP) – Après une mini-panique jeudi et vendredi liée à l’endettement de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, les Bourses européennes affichaient un prudent redémarrage lundi, en dépit d’un nouveau recul à Tokyo.

Les Bourses de Paris, Francfort et Londres ont ouvert en hausse, grâce à des chasses aux bonnes affaires. Le rebond résistait en matinée: vers 11h00 (10H00 GMT), l’indice CAC-40 à Paris affichait +0,89%, le DAX à Francfort +0,70% et le Footsie-100 à Londres +0,89%.

Autre facteur qui confortait les marchés européens, l’euro semblait avoir enrayé sa dégringolade face au dollar et repassait lundi matin au dessus des 1,37 dollar. Ainsi le repli du dollar dopait les minières, qui soutenaient la Bourse londonienne.

Victime de ventes massives en raison également des déficits publics en zone euro, la monnaie unique européenne était tombée vendredi à son plus bas face au dollar depuis mai – chutant jusqu’à 1,3586 en séance- et face au yen depuis avril.

Mais la Bourse de Tokyo a clôturé lundi en baisse de 1,05%, l’indice Nikkei terminant à 9.951,82 pts, sous les 10.000 points pour la première fois depuis le 10 décembre. Et Shanghai a terminé à -0,14%.

Depuis plusieurs jours, observateurs et analystes s’inquiètent de l’état des finances publiques de l’Espagne et du Portugal, agitant l’épouvantail de la Grèce, dont les déficits et la dette publics sont si élevés que la Commission européenne a décidé mercredi de placer le pays sous une quasi-tutelle.

Les marchés semblaient pourtant un peu rassurés par les déclarations de pays européens membres du G7 réunis ce week-end au Canada, qui ont exprimé leur confiance dans la capacité de la Grèce à affronter sa pire crise financière depuis trente ans.

Egalement optimiste, l’agence Fitch assurait lundi matin qu’il n’avait pas de risque de « contagion » à d’autres pays de la zone euro de la crise que traversent les trois pays du sud du continent.

Un espoir alimenté en outre par des « rumeurs d’un plan de sauvetage de l’UE imminent, qui devrait procurer un peu de stabilité aux marchés », a expliqué Arifa Sheikh-Usmani, de la maison de courtage Spreadex.

Réunion des ministres des finances et des responsables bancaires du G7 à Iqaluit (Canada) le 6 février 2010. © AFP Geoff Robins

Les analystes restent pourtant méfiants pour les semaines qui viennent, surtout au Japon, par ailleurs déprimés par les déboires de ses groupes historiques Japan Airlines et Toyota.

« La principale inquiétude du marché est la situation bugétaire en Europe, et ce problème ne va pas se résoudre du jour au lendemain », a commenté Tsuyoshi Kawata, stratège chez Nikko Cordial.

« Une tendance baissière, au-delà d’un éventuel rebond technique à court terme toujours possible, semble s’être mise en place sur les marchés actions », a renchéri à Paris Christian Parisot, économiste chez Aurel.

Si les marchés anticipent durablement des politiques d’austérité, « la croissance des prochaines années devrait être révisée à la baisse avec une hausse de la fiscalité ou un recul des dépenses des Etats », ajoute-t-il.

Vendredi, la Bourse de Paris avait chuté à son plus bas depuis début septembre 2009.

Mais Wall Street, qui avait accusé jeudi sa plus forte chute depuis juillet, avait clôturé vendredi en légère hausse (+0,10% pour le Dow Jones), un rebond précurseur de celui que connaissaient les Bourses européennes ce lundi.

Vu 175 fois par 72 visiteurs

Tags : , , , ,


Cet article vous a plu et vous souhaitez recevoir par mail tous les lundis le résumé des infos de la semaine ? Il vous suffit simplement de renseigner votre mail et de valider.
Votre E-Mail :


Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)